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AvocatModifier

Georges KNOEPFFLER (1600-1674) à Sarreguemines?

HOUCHARD Jean Bernard (1717-1777 )  à Sarreguemines?

Le métier d’avocat ne fait pas partie sous l’Ancien Régime des offices vénaux, car "il est juste que chacun choisisse à son gré un avocat qui ait les qualités qu’il peut désirer, et qu’il faut qu’il y ait des avocats d’une grande capacité" La barre est donc ouverte sans finance, ni numerus clausus. Prêter serment chaque année, être âgé d’au moins dix-sept ans et être licencié en l’un ou l’autre des droits sont les seules conditions requises.  La première formation du jeune avocat est avant tout domestique. le réseau d'alliance qui s'est rapidement tissé dans le monde judiciaire, et qui va se maintenir tout au long de l'Ancien Régime, favorise cette "école familiale".

Les avocats sont dans l’ensemble aisés et jouissant d’une grande notoriété, ils occupent dans la ville une place de premier rang.

Sources:   Etat et société en France aux XVIIe et XVIIIe siècles     Les métiers d'autrefois


Barbier chirurgienModifier

Marc KNOEPFFLER    (?-1729) à Sarreguemines?

Barbier-XVIIIe
Jusqu’en 1714, les barbiers (ancêtres, avec les perruquiers, de nos coiffeurs modernes, mais qui se contentent de tailler ou raser les barbes) et les chirurgiens sont considérés, en tant que manipulateurs de rasoirs et lancettes, comme faisant partie d’une seule et même profession . Contrairement aux médecins qui vont à l’université, lisent des livres scientifiques et appartiennent aux arts libéraux, les barbiers-chirurgiens sont des artisans qui n’ont pas suivi d’études ni appris le latin et qui ne font que manier le rasoir et traiter des maladies externes. Ils ont pour fonction de raser, saigner, purger et soigner les petits maux quotidiens. Pour entrer dans leur communauté de métier, il faut suivre un apprentissage et accomplir un chef-d’oeuvre.

Par un édit royal de 1691, les chirurgiens obtiennent leur séparation d’avec les barbiers-perruquiers. Les chirurgiens ne peuvent plus avoir de boutique ni pratiquer la barberie. Cette première reconnaissance de la spécificité de leur métier se poursuit dans la première moitié du XVIIIème siècle, avec notamment la création de l’Académie royale de chirurgie et la maîtrise obligatoire pour les futurs maîtres en chirurgie. S’il est vrai que l’édit de novembre 1691 sépare officiellement la barberie de la chirurgie, les chirurgiens de province n’en restent pas moins longtemps encore des barbiers, et en dépit de nombreux textes officiels et de la fondation en 1731 de l’Académie Royale de Chirurgie, il faut attendre la seconde moitié du XVIIIe siècle pour que, dans les villes ayant une communauté de maîtres-chirurgiens, la séparation entre les deux professions soit complète”.  Mais la majorité reste des chirurgiens "de légère expérience". Ils sont proches de leurs clients par le langage (souvent, ils connaissent la langue locale ou le patois), leur tenue et leurs moeurs et proposent des tarifs accessibles. Mais leurs compétences se résument essentiellement à la lancette (petit instrument à lame plate utilisé pour la saignée et les petites incisions) et au clystère (lavement). Présents surtout dans les campagnes, parfois illettrés, pour réussir à vivre de leur métier, ils sont souvent obligés de tailler la barbe. Seules les grandes villes offrent des communautés de chirurgiens suffisamment importantes pour fournir des maîtres capables d’assurer la formation pratique des apprentis.


BoulangerModifier

Jean André KNOEPFFLER (1630-1687) à Sarreguemines

Pierre BECK  (1630-1690) à Bitche

? Jean Henry CASIDANIUS (1660-1720) à Sarreguemines

Jean Pierre KNOEPFFLER    (1672-1742) à Sarreguemines

HOUCHARD Nicolas  (1678-1741) à Forbach

HOUCHARD Jean Nicolas ( 1699 - 1751) à Bitche

Paul  FLAUSS (ca 1736-1786) à Forbach

Jean Thiébaut JOCHEM (1754- ) à Bitche

Nicolas SCHWARTZ vers 1800 à Forbach

Jean BLAISE  (1783-1815 ) à Merlebach?

Boulanger
Le boulanger n 'est présent que dans les bourgs importants, dans les villages il n’est nul besoin de.boulanger puisque chacun cuit son pain au four banal.

Une activité de négoce et d'artisanat importante, à une époque où l'alimentation est basée sur le pain et la boucherie. Les villes imposaient une règlementation vigilante du prix du pain en fonction de la variation de celui du blé et en codifiant les fabrication: pain blanc ou pain bis. Reglementations destinées à prévenir les abus, à maintenir la paix sociale. Le maitre de la corporation devait venir "en justice" pour recevoir le prix du pain et le transmettre aux autres boulangers.

Ils achetaient le grain, le menait au moulin, puis mettaient la farine en pate et cuisaient le pain dans leurs propres fours. Puis le pain était vendu à la halle (à Vic). Comme le prix du blé pouvait varier du simple au double, il fallait être aussi un habile négociateur et savoir s'approvisionner ailleurs.

Confrérie des boulangers dédiée à St Honoré.L’apprentissage débute vers dix an et dure deux ans

En France, en 1226, sont publiés les statuts de la corporation des boulangers, alors nommés talemeliers, tamisiers ou panetiers. Ils sont chargés de l’approvisionnement des villes en blé et de la fabrication du pain. s et dure quatre ans. L’accès à la maîtrise est marqué par toute une cérémonie. Au XVIIIème siècle, le métier de boulanger est très fermé. Pour passer maître, il faut avoir vingt-deux ans accomplis, être de religion catholique, présenter un certificat de bonnes vie et moeurs et n’être atteint d’aucune maladie contagieuse. Il faut avoir trois années de compagnonnage et exécuter un chef-d’oeuvre qui consiste à convertir en diverses sortes de pâtes et de pains une quantité définie de farine. Des contraintes techniques et financières s’ajoutent si l’on n’est pas fils de boulanger.

La banalité des fours est relativement délaissée en Lorraine au XVIIe siècle


Sources: La France pittoresque  - Les métiers d'autrefois

Georges de La Tour

Bourgeois:Modifier

HOUCHARD Jean Nicolas (1684-1752) à Forbach

Dans l'assemblée des bourgeois ne pouvait être admis que celui qui tait libre de sa personne et de tout vasselage étranger. Le bourgeois est celui qui a obtenu les privilèges attachés à ce titre, les honneurs mais aussi les charges financières. Si la bourgeoisie dispose de privilèges c'est aussi souvent le cas des villes où elle réside, exemptée du paiement de la taille en échange de dons au Roi, elles échappent donc assez tôt à la justice du seigneur pour relever de celle du Roi. Le maire de la ville était généralement choisi parmi les bourgeois; à Forbach, en 1709 le maire est élu tout les ans, les candidats sont 4 bourgeois, l'un d'entre eux est choisi par le seigneur, les autres sont choisis par les échevins et le conseils des bourgeois.

Pour être bourgeois il fallait absolument résider dans le bourg et y posséder des terres: il fallait aussi payer un droit d'admission au seigneur. A Forbach en 1709, "Le droit de bourgeoisie se paie de la manière suivante: lorsqu'une personne vient s'établir à Forbach, elle doit payer 24 fr et 4 pots de vins dont 6 au seigneur, 18 à la communautés et les 4 pots de vins aux gens de la justice" (extrait de Histoire locale de Forbach page 11)

Exerçant sur la société urbaine une incontestable autorité par la prise en charge de l’administration locale, le bourgeois est souvent un rentier. À ses côtés, se trouve la bourgeoisie d'offices, qui commence au greffier et à l'huissier pour s'élever jusqu'au seuil de la noblesse de robe. Jaloux de leurs prérogatives, ces bourgeois font corps avec le régime royal qui permet à des roturiers de bénéficier de privilèges et de disposer d'une parcelle de puissance, donc d'être distingués du peuple.


Brasseur:Modifier

HOUCHARD André (1668 - 1725)  à Bitche

Henri ARNOLDI (1744-1807) à Bitche

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fabriquait la bière avec les matières premières produites sur place: houblon, orge. Les résidus des brasseries étaient utilisées pour l'alimentation du bétail (sauf les chevaux)

Il n’est pas douteux que dans le nord de la France, au Moyen Age, l’usage de la bière ait été répandu. On avait peu de vin, et surtout peu de bon. C’est à cette cause qu’il faut sans doute attribuer l’immense développement et l’ancienneté des corporations de brasseurs.  On ne permettait qu’à peu de personnes de vendre de la bière ; les maisons des brasseurs ou leurs brasseries étaient les seuls endroits où l’on pût s’en procurer, à moins toutefois que l’on voulût en fabriquer chez soi et pour usage personnel.

Voici quelle était à peu près l’organisation de la corporation des brasseurs à la fin du dix-huitième siècle. Elle était dirigée par trois jurés ou gardes, dont deux se changeaient de deux en deux ans. L’apprentissage durait cinq années, et en outre, avant de passer maître, il fallait être trois ans compagnon et faire ensuite un chef-d’œuvre. Chaque maître ne pouvait avoir qu’un seul apprenti ; s’il en avait deux, l’un devait commencer sa première année quand l’autre entrait dans sa cinquième. Les fils de maître avaient le privilège d’ouvrir boutique en faisant simplement le chef-d’œuvre en présence des jurés, privilège qui leur donnait ainsi huit ans d’avance sur les confrères.








Source: france-pittoresque.



CharbonnierModifier

Jean Nicolas MULLER (1770-1841) à Rosbruck

Charbonnier
Passé maître dans l'art de dominer le feu, le charbonnier produit du charbon de bois à la belle saison. Sa matière première, le bois, donnera, au terme de plusieurs jours de travail et de surveillance, ce charbon de bois qui servait jadis au chauffage. Il était également utilisé dans les forges et dans les fours des boulangers de ville.

C'est un personnage de la forêt, attifé de vieux vêtements, coiffé d'un chapeau déformé par le temps et chaussé de sabots. La poussière du charbon lui offre un teint sombre, éclairé par le seul blanc de l'oeil et des dents que l'on entrevoit dans sa barbe hirsute.
Le travail du charbonnier demande une présence constante, qui oblige le charbonnier à s'installer dans les bois. Souvent celui-ci construit une hutte avec les moyens mis à sa disposition par la forêt. Faite de branches, branchages, mousses, fougère , elle est couverte de gadoue. Elle s'intègre si parfaitement au milieu forestier qu'il est difficile de la découvrir.
La fabrication du charbon de bois est auréolé d'un mystère, d'un secret que protège le charbonnier. Ce secret, il l'a hérité de son père et le transmet seulement à ses enfants.

Source:  métiers d'autrefois


EgliseModifier

Echevin d'église Modifier

HOUCHARD Jean Henry (1653-1715), 1° Echevin de l'Eglise à Forbach

En Lorraine, l'échevin d'Eglise est un procureur du conseil de fabrique (collège des marguilliers), conseil qui s'occupe uniquement du temporel de la paroisse. L'échevin est donc un administrateur de l'édifice, chargé des intérêts matériels de la communauté religieuse du village. Il est le patron du personnel de la paroisse : sacristain, chantres, sonneur de cloche,. Il les engage et les licencie.


Inspecteur ecclesiastiqueModifier

HOUCHARD Pierre (1675 - ?) à Reinheim

Dans l'Eglise réformée, l'inspecteur procédait, conjointement avec le bailli, à l'inspection des nouveaux pasteurs. Il était tenu de faire annuellement une tournée dans son arrondissement pour controler les maîtres d'école, veiller à la discipline, surveillait l'administration locale des aumones et des biens de l'église.


Sources: Annuaire, ou répertoire ecclesiastique à l'usage des églises réformées et protestantes de l'Empire français


ForgeronModifier

Jean Antoine PIERRON (1659 -1726) à Bitche

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Artisan travaillant les métaux et en particulier le fer à chaud avec une forge, une enclume et un marteau. Il fabriquait tout les outils nécessaires à l’agriculture (socs de charrues et lames d’outils), les clous, les clés, les ferrures de portes, les fers à cheval, et bien sûr l’attirail complet des soldats : épées, casques, armures, boucliers. Ill y avait rarement plus d’un forgeron par village, mais il y en avait toujours au moins un.


Sources: Généanet





Garde champêtreModifier

Jean Nicolas BOURGER (1783-1867) à Rosbruck

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Ce fonctionnaire communal était chargé des affaires courantes de police.

En 1795, le garde champêtreest rendu obligatoire dans toutes les communes rurales de France et on  établit des critères de recrutement précis. Les gardes champêtres doivent avoir au moins 25 ans, savoir lire et écrire, avoir une bonne condition physique, faire partie des vétérans nationaux ou des anciens militaires pensionnés ou munis de congés pour blessures. Ils sont choisis par les maires qui soumettent leur choix au conseil municipal et en donne avis au sous préfet de leur arrondissement. Le garde champêtre doit prêter serment devant le Juge de paix du canton "de veiller à la conservation de toutes propriétés qui sont sous la loi publique et de celles dont la garde leur est confiée". Il devient un agent de la force publique par son inscription au registre de la Gendarmerie qui peut le requérir et avec qui il partage une mission de police commune; la surveillance des campagnes.

Le métier de garde champêtre est très mal rémunéré et le maire qui a réellement le pouvoir de nomination recherche surtout un homme à tout faire, sûr et fidèle. Le rôle et la personnalité du maire sont très importants dans la volonté de recruter des gardes champêtres, qui leur sont imposés, pour, principalement, garantir la police des campagnes. Souvent, les agents recrutés deviennent des "hommes orchestres", beaucoup de maires leur demande de remplir d'autres missions que celle pour laquelle ils ont été créés. On retrouve ces policiers des campagnes portant un tambour pour faire office de "crieur", on les retrouve également secrétaire de mairie ou cantonnier,

À partir de 1820, une certaine stabilité s'instaure dans la mise en place des gardes champêtres qui restent plus longtemps en fonction, vers 1840, connus de toute la population rurale, le garde champêtre, apprécié par certains est décrié par d'autres. Il a abandonné le bicorne, au profit du képi, Dés 1822 et les gardes champêtres se sont vu dotés des premiers fusils ou pistolets.. En plus de la surveillance des propriétés rurales et forestière ainsi que de la chasse et de la pêche, le garde champêtre se voit attribuer un accroissement de compétences résultants de lois spéciales dont la plupart sont toujours en vigueur aujourd'hui: recherche des malfaiteurs, des vagabonds et des déserteurs , arret et conduite devant la justice de tous les individus pris en flagrant déli, maintien de  ir l’ordre et de la tranquillité dans le village , constater la fraude et la contrebande sur le tabac, les poudres à feu et les cartes à jouer (sur lesquelles l’état avait alors un monopole) et s'’assurer du respect des poids et des mesures.

Source:   Wikipédia         aupres de nos racines

Han Modifier

Ce terme, remplacé par l'édit de 1779 par le mot corporation, désigne une organisation professionnelle reconnue par le duc, jouissant de privilèges souvent importants, sous l’égide d’un même saint patron. Le han a le monopole de son métier dans les limites de la ville : quiconque veut exercer une activité doit adhérer à la communauté.

L’existence d’un han est subordonnée à l’octroi de statuts par le biais d’une charte ducale : c’est son acte de naissance juridique. Ces statuts fixent les règles de la vie professionnelle: hiérarchie ouvrière, droits et obligations des membres, chef-d’œuvre à réaliser, coûts de réception, procédés de production... Cette organisation présente de nombreux avantages pour l’autorité ducale, qui exerce sa propre police sur les gens de métier (contrôle des poids et mesures...). Mais elle reste étroitement surveillée par l’autorité publique qui ne tolère les éventuels abus(manque d’hygiène, prix...) issus d’un monopole.

Le han est fondé sur la tripartition hiérarchique : les apprentis, puis les compagnons, et au degré le plus élevé, les maîtres.

  • L’apprenti trouve un maître, signe un contrat devant le notaire, contrat qui doit ensuite être enregistré aupres de la han. Il doit payer une somme d’argent pour la formation et les frais d’entretien (il est logé et nourri). L’apprentissage dure de deux à cinq ans. Les fils de maîtres en sont affranchis, pour tout ou partie. À la fin de sa formation, l’apprenti peut s’engager comme compagnon.
  • Les compagnons sont des ouvriers qualifiés, touchant un salaire pour leur travail. Comme les apprentis, le compagnon ne peut quitter son maître avant un délai fixé. Outre les obligations liées à l’exécution du travail, il ne peut prendre d’initiative. Les compagnons sont des ouvriers qualifiés et représentent en ce sens, une menace pour les maîtres. C’est pourquoi, ils cherchent à les contrôler et à les discipliner
  • Quant au maître, il exerce le métier en son nom propre. Son statut d’entrepreneur privilégié lui assure une activité monopolistique qu’il garde jalousement, en restreignant l’accès à son métier. À leur tour, les pouvoirs publics, dans certaines circonstances liées à l’ ordre public, restreignent tant l’accès à la maîtrise que l’exercice d’une profession en particulier. Le compagnon aspirant à devenir maître doit :avoir effectué son apprentissage chez un maître et environ 2 ans de compagnonnage, être catholique, produire un certificat de bonnes mœurs, avoir des capacités financières et être bourgeois. Il réalise ensuite un chef-d’œuvre. A partir de 1779, une distinction juridique entre maîtres et agrégés. Ainsi, est maître celui qui a payé le nouveau tarif de réception fixé par l'édit. Est agrégé le maître des anciennes communautés qui choisi de ne pas payer le nouveau tarif de réception. (De même, est assimilé à l’agrégé, le travailleur libre dont la profession est désormais intégrée dans le nouveau système.) Le statut d'agrégé empêche l'admission aux assemblées de la communauté.

Chaque han a sa propre gouvernance par le biais d’assemblées réunissant l’ensemble des maîtres. Il est dirigé par un maître assisté de jurés, élus par l'assemblée es maîtres. présence obligatoire sous peine d'amende. Ils ont un pouvoir de police professionnelle: visite des ateliers et des boutiques des gens du métier pour vérifier l’application des règlements et contrôler la qualité des produits. Enfin, ils sont responsables de la gestion des deniers du corps dont ils doivent rendre compte

Le han se double d’une association religieuse, la confrérie, placée sous l’invocation d’un saint patron. La confrérie a également un rôle d’assistance et de prévoyance. Les confrères s’engagent à se soutenir mutuellement face à la maladie, l’infirmité ou le décès.

Les travailleurs libres sous Léopold

l’avènement du Duc Léopold, l’état du duché nécessite la mise en place d’une politique de repeuplement et de reconstruction commerciale Afin de faciliter la venue de main d’œuvre, plusieurs textes mettent en place des dispenses d’apprentissage et de chef d’œuvre Une première ordonnance du 2 avril 1698 permet à n’importe quel individu, quel que soit son métier, de travailler librement pendant cinq ans sans être tenu de se soumettre aux prescriptions de l’apprentissage et du chef d’œuvre

. Puis la mise en place d’une telle liberté d’entreprendre est tempérée par une seconde ordonnance de 1702 qui soumet ces nouveaux travailleurs libres à «la juridiction, visite et règlements» de chaque corps de métiers = possibilité d'accéder à la maîtrise par dérogation du Conseil royal des finances et commerces , sans apprentissage ni chef d’œuvre

Les dispenses sont rares et nécessairement mal perçues

Source: Population et métiers sous les règnes de Charles III et Henri II (1559-1624)

Huissier Modifier

Jean Frédérique KNOEPFFLER (1673-1756) à Sarreguemines

Sous ce dernier titre on désignait les sergents attachés au service des audiences, parce qu’ils ouvraient et fermaient l’huis (la porte) du tribunal ; huissorius signifiait portier dans la basse latinité.

les huissiers proprement dits qui avaient pour fonction d'assurer le service des tribunaux et des audience

InstituteurModifier

Jean Jacques KNOEPFFLER (1530-1618) à Sarreguemines

En Lorraine, l'instituteur était nommé par le conseil de la ville. Souvent mal payé, il exercait parfois un autre métier en parallèle. A Toul, l’ordonnance épiscopale du 8 mai 1669 demande à chaque paroisse d’avoir un maître d’école qui sera chantre, sacristain, sonneur de cloches, balayeur… et devra instruire les enfants. Son traitement est fixé dans un contrat.

Source: L'ancien régime dans une ville Lorraine.   familles de nos villages

JournalierModifier

Jean Nicolas MULLER (1770-1841) à Rosbruck

HOUCHARD Georges (1831 - 1898) à Rosbruck

Ouvrier (très souvent agricole) employé à la journée. Ce mot vient du mot "journal" qui représentait la surface de terre qui pouvait être travailée en une journée.Parmi les travailleurs de la terre, c'est l'un des plus pauvres


Juge de paixModifier

Pierre André VERDELET , vers 1770 à Forbach

Jean Baptiste Félix JORDY (1784- ?) à Sarrebourg

La justice de paix est une justice de conciliation et d’arbitrage, créée en 1790, pour remplacer la justice seigneuriale et être au plus proche des citoyens. Ces tribunaux siégeront dans les chefs-lieux de canton. Dans l’esprit de la loi, le juge de paix devra avant tout être un conciliateur et un pacificateur : « C’est le pair, le juge naturel du paysan et du citadin, c’est le citoyen qui remplace le seigneur ou son représentant. Dans le cadre de son canton, il traite les divergences familiales, les petits délits, les litiges mineurs entre les habitants.

Le juge de paix n’appartient pas au corps de la magistrature, il est  élu pour deux ans, à la majorité absolue, par les citoyens actifs du canton réunis en assemblée primaire, et est assisté de deux assesseurs par commune et d’un greffier, élus également. Les constituants cherchent ainsi à permettre l’accès aux fonctions judiciaires locales d’hommes neufs, avec la faculté pour les citoyens actifs de choisir des individus qui n’avaient aucune qualification ou expérience juridique, des notables du cru ayant la confiance de leurs concitoyens. Il n’y avait que deux conditions d’éligibilité : les candidats devaient avoir plus de trente ans et payer un cens équivalent à dix journées de travail au moins.

Malgré les différents aménagements de la fonction, en raison de circonstances historiques comme les changements de régimes politiques entre la fin du XVIIIe et le premier tiers du XIXe siècle, les juges de paix sont maintenus dans leurs prérogatives originelles.

Source:  Annales de la Révolution Française   Du juge seigneurial au juge de paix.


LaboureurModifier

HOUCHARD Sébastien (1618- 1701) à Sarreguemines (et à Bitche?)

HOUCHARD Nicolas  (1678-1741) à Forbach

HOUCHARD Georges(1684-1744) à Forbach

Nicolas GANGLOFF (1701-1774) à Forbach

Henri ARNOLDI (1744-1807/ à Bitche

Pierre HESSE (1874-1926 ) à ?


Laboureur
A l’époque de la guerre de Trente Ans  (et pour près de trois siècles encore) l’économie rurale dépend presque exclusivement du produit de la terre et de l’élevage.
Les laboureurs ne constituent qu’une infime minorité de la population rurale, ce sont généralement des paysans qui se sont enrichis, qui possèdent au moins un attelage et ont ainsi réussi à échapper partiellement au système de la féodalité. De leurs terres ils parviennent à tirer la subsistance de leur famille quelle que soit la conjoncture climatique ou économique. La plupart sont des fermiers qui possèdent un ou plusieurs terrains de culture, du bétail, des semences et du fourrage.

Les historiens ont assez systématiquement fait du « laboureur » d’Ancien Régime un agriculteur aisé. La réalité est plus nuancée. La définition la plus souvent donnée du laboureur est qu’il possède une charrue. En fait, il vaut mieux considérer que c’est celui qui possède les animaux susceptibles de tirer la charrue car les animaux, chevaux ou bœufs, nécessitent un investissement beaucoup plus important que la charrue elle-même. Sauf dans certaines régions dont l’agriculture est déjà bien développée au xviie siècle, la charrue est un outil plutôt léger, qui se rapproche largement de l’araire, qui incorpore plus de bois que de métal, et qui n’est pas d’un coût prohibitif. Mais à quoi bon avoir une charrue si on ne peut acheter et surtout nourrir les animaux, bœufs ou chevaux, susceptibles de la tirer ? Pour affiner la définition du laboureur, on dira également que c’est un paysan capable de posséder ou de pouvoir prendre à bail une certaine superficie de terres, de disposer des moyens permettant de travailler cette exploitation (charrue, charrettes, animaux), d’être inséré dans le marché (vendre des grains), d’employer de la main-d’œuvre salariée

Ce laboureur peut être propriétaire foncier. On l’imagine souvent ainsi. Mais il faut se rappeler que la paysannerie française ne possède pas plus de 40 % du sol à la veille de la Révolution. Faute de données sûres, on peut considérer que ce chiffre soit également applicable au xviie siècle. Ceci signifie qu’un nombre non négligeable de paysans ne sont pas propriétaires mais locataires de la terre qu’ils exploitent. Parmi eux, il y a évidemment des pauvres, des dépendants, mais il y a aussi des paysans que l’on peut classer sous le terme de laboureurs car ils en ont la surface économique et sociale (ce sont par exemple les exploitants des métairies de l’Ouest et du Sud-Ouest de la France). Inversement, il existe des laboureurs pauvres.

Le riche laboureur se reconnaît aisément dans les stratigraphies sociales. Il contrôle l’emploi de nombreux journaliers, il est actif sur les marchés et il paie en général une part importante de l’impôt de sa paroisse. Pour le reste, il prend différentes formes. « Marchand-laboureur », il vend des grains (les siens et aussi ceux qu’il achète à moins aisé que lui) et aussi du bétail, bœufs ou chevaux. « Fermier-laboureur », il a pris à ferme la terre qu’il exploite mais aussi d’autres terres qu’il sous-loue, des dîmes, des droits seigneuriaux, parfois des seigneuries entières. C’est essentiellement ce personnage dont les historiens ont fait leur « coq de village ». Comme le yeoman anglais, il fait instruire ses enfants et peut trouver des alliances matrimoniales dans des catégories supérieures à la sienne.

Laboureurs et villageois s’entraident mutuellement au temps des moissons ou des semailles : le laboureur prête ses chevaux et sa charrue à ceux qui n’en ont pas, ceux-ci lui fournissant en contrepartie leurs bras au moment des récoltes. "Avec sa paire de chevaux accompagnés souvent d’une cavale et d’un poulain, écrit l’historien Pierre Goubert, le laboureur exploitait aussi quelque fermage qui pouvait égaler en étendue ses propres terres, et il labourait pour des voisins moins fortunés. Toujours propriétaire de sa maison, il en donnait souvent en louage une seconde, qui lui était venue d’un aïeul ou d’un beau-père également laboureur ; car les laboureurs se mariaient entre eux et s’accrochaient solidement aux lopins légués par leurs ancêtres."

Chevaux mis à part, le laboureur a rarement beaucoup de bétail. Il préfère travailler la terre, même s’il n’en est pas le propriétaire. Car le plus souvent le cultivateur est à la fois fermier et propriétaire, unissant dans une même exploitation ses biens propres et ceux d’autrui. Dans la plupart des provinces françaises en effet, la noblesse et le clergé possèdent souvent entre la moitié et les deux tiers des terres cultivables. Le laboureur en a quelques hectares en propre, rarement plus d’une dizaine, mais il loue un complément, des champs qui jouxtent les siens par exemple, ou bien de meilleures terres. Les baux sont en général de neuf années, renouvelables. Aussi n’est-il pas rare de voir un laboureur et sa famille déménager tous les deux ou trois ans à quatre ou cinq kilomètres de son ancien logis : les déplacements se font de ferme en ferme, de village en village, au gré des opportunités, surtout si la fortune de la famille est modeste. "Pour essayer d’accroître leurs ressources, pour mieux employer leurs chevaux insuffisamment utilisés sur une médiocre étendue de terres, tous les petits laboureurs prirent des fermages, un, deux, trois, jusqu’à six petits fermages." Pour améliorer leur sort, beaucoup de cultivateurs ne se contentent pas de travailler leur champs, ils exercent souvent un métier d'appoint.

Certains laboureurs sont très riches, d'autres moins, mais ils représentent néanmoins l'élite de la paysannerie avec les fermiers aisés. L’importante classe moyenne des laboureurs se place juste en dessous du petit  groupe local des notables de la bourgade. Ils sont considérés dans les campagnes, très présents dans les assemblées villageoises et, parfois, interlocuteurs directs du seigneur du lieu. Le laboureur, économiquement indépendant, est en quelque sorte un chef de village qui participe activement aux institutions villageoises, bien plus dynamiques et puissantes que celles de nos villages contemporains. De lui dépendent aussi le matériel et les possibilités d’emploi qui permettent aux plus pauvres de subsister. C’est la Révolution qui permettra à ces "coqs de village" d’étendre leurs terres par l’achat de biens nationaux et de se muer en "propriétaires-cultivateurs". Au delà du XVII ème siècle, le laboureur devient cultivateur et s'impose en tant que telle au cours des XVIII ème et XIX ème siècles.

Sources:    Wikipédia, laboureur       Les métiers d'autrefois

les sociétés au 17e siècle


Maçon et tailleur de pierreModifier

Christian VOGT (†1745) à Forbach

Maçoc
Côté mortier, on trouve, par rang hiérarchique descendant : le compagnon maçon, le limosin, le garçon maçon et, enfin, le goujat. Pour le travail de la pierre : l’appareilleur, le tailleur de pierre, le poseur, le scieur de pierre et les bardeurs.

Le maître maçon les dirige tous. L’accession à la maîtrise donne au maçon le droit de faire "acte de maître", c’est-à-dire d’entreprendre des travaux pour son compte et d’embaucher. Il est garant pendant dix ans de la qualité de ses ouvrages sans pouvoir dégager sa responsabilité en accusant architecte ou propriétaire. Il peut faire condamner à de fortes amendes le compagnon qui voudrait faire acte d’entrepreneur à sa place. Pour accéder à la maîtrise, il faut réaliser un chef-d’oeuvre jugé par la communauté des maîtres maçons, fournir des garanties de "bonnes vie et moeurs" et payer les droits d’enregistrement de son nouveau titre.


Sources:  genealogie.com



Maire (après la Révolution)Modifier

HOUCHARD Louis (1719-1802) en 1790 à  Forbach

Pierre HESSE (1874-1926 ) à ?

HOUCHARD Nicolas (1877 - 1943) à ?

Le 14 décembre 1789, l'Assemblée nationale vota une loi créant les communes désignées comme la plus petite division administrative en France. L'œuvre de l'Assemblée nationale fut, au sens propre du terme, révolutionnaire car en plus de transformer les chartes des cités et des bourgades, elle a érigé en communes toutes les anciennes paroisses du pays. La totalité du territoire français fut divisé en départements, eux-mêmes divisés en districts, cantons et communes. Toutes ces communes avaient exactement le même statut. Elles recevaient un conseil municipal élu par les habitants et un maire pour la diriger. Une maison commune, la mairie, devait être construite afin d’accueillir les réunions du conseil municipal ainsi que l’administration municipale.

Les électeurs, âgés d'au moins 25 ans, n'étant pas domestiques et payant une contribution correspondant au minimum à un salaire de trois journées de travail, élisent un corps municipal et une assemblée de notables parmi ceux d'entre eux qui payent un impôt équivalent à dix journées de travail. Les conseillers municipaux choisissaient un tiers de leurs membres pour former le bureau chargé d'administrer les affaires de la commune. Le maire est élu directement par les citoyens actifs. Il n'est que le président du bureau, sans lequel il ne peut prendre aucune mesure. Les officiers municipaux sont élus pour deux ans et renouvelés par moitié chaque année. Le sort désigne les sortants. Le maire reste en charge deux ans. Il est rééligible une fois, mais doit ensuite laisser passer deux ans pour pouvoir se représenter. Une fois élu, le maire doit prêter serment. Les premières élections municipales ont lieu en février 1790. Le 20 septembre 1792, le registre des naissances, des mariages et des décès qui était tenu jusqu’alors par le curé de la paroisse fut mis sous la responsabilité du maire. Un mariage civil fut institué et commença à être célébré dans les mairies


Source:    L'administration communale de l'Ancien Régime à nos jours      Wikipédia, histoire des maires de france     La vie de nos ancêtre du Sud Toulois      Les oligarchies municipales en France sous l’Ancien Régime   LA SEIGNEURIE DE SARREGUEMINES AU XVIIIe SIÈ CLE



Maréchal ferrandModifier

Jean Antoine PIERRON (1659 -1726) à Bitche

Jean KESSELER (vers 1740) à Forbach?

Maréchal ferrand
C’était une corporation qui ne pouvait manquer d’avoir une grande importance, aux temps où il n’y avait guère d’autres moyens de transport que le cheval ou la voiture attelée de chevaux. Seuls les maréchaux-ferrants avaient qualité, disent les statuts de 1687, pour « ferrer, panser, et médicamenter toutes sortes de bêtes chevalines ». Le métier du maréchal reste avant tout la ferrure des chevaux, ânes, mulets, mais également des bœufs. On le sollicite aussi pour soigner la dentition, pratiquer la castration ou une saignée, voire soigner une affection. Chaque maréchal possède ses recettes, transmises de père en fils, et c'est leur relatif succès qui font la réputation du maréchal-ferrant. (Le père de Jean Antoine PIERRON était cavalier et forgeron, son fils Philippe sera maréchal ferrand)

Dans les campagnes, le maréchal est aussi celui qui possède une forge pour travailler le fer, il est donc aussi de fait taillandier et forgeron, fabriquant et réparant les outils métalliques de tous les artisans et paysans de son village. Son échope est le rendez vous des laboureurs.

Sources: La France pittoresque  Maréchal Ferrand  Les métiers d'autrefois

MaréchausséeModifier

Guillaume FERNBACH (1735-1779) à Bitche

Crée en Lorraine en 1738 par un édit de Stanislas, assimilée aux maréchaussées de France en 1767.

A Bitche résidaient 4 cavaliers vers 1780, à Sarreguemines: lieutenant, assesseur, procureur du roi, greffier, 4 cavaliers.

Au Moyen Âge et dans une moindre mesure, jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, les fonctions de Police et de Justice sont étroitement liées4. Les rois, les seigneurs et les hauts dignitaires rendent la justice. Ainsi, la justice aux armées fait partie des attributions du connétable, qui a succédé au Sénéchal en 1191 comme chef des armées, et des maréchaux qui sont ses lieutenants. Connétable et maréchaux délèguent leurs pouvoir à leurs prévôts (du latin praepositus, « préposé »), d’où le nom de prévôté.

Les hommes de la Maréchaussée sont obligatoirement d'anciens militaires. L'ordonnance de 1778 les oblige à souscrire un engagement d’une durée de seize ans. Par ailleurs, ce texte assimile la hiérarchie de la Maréchaussée à celle de la cavalerie, qui se substitue à celle héritée du Moyen Âge : le maréchal des logis remplace l'exempt, et le cavalier l'archer. Une brigade, commandée par un maréchal des logis ou un brigadier, compte quatre hommes, le chef de brigade compris. Chaque brigade doit avoir des contacts hebdomadaires avec ses voisines en un lieu ou un autre, et des tournées de deux cavaliers doivent être effectuées chaque jour. La maréchaussée doit surveiller tout particulièrement les rassemblements : foires et marchés, fêtes locales, etc.

Sources: .wikipedia

https://books.google.fr/books?id=uWRxwzvX-AYC&printsec=frontcover#v=onepage&q&f=true

p340

MercierModifier

Jean Jacques, Pignon 1675 à Sarreguemines

On disait au Moyen Age : « Merciers, marchands de tout, faiseurs de rien ». C’était l’exacte définition de ce métier. Chaque artisan à l’origine vendait seulement ses produits : mais tous les métiers n’existaient pas en si grand nombre et avec la même importance dans chaque ville. Il était donc indispensable qu’il y eût des gens pour se charger de rassembler les marchandises les plus diverses et les mettre à la disposition des acheteurs. Mais les différents industriels veillaient jalousement à leurs privilèges, et de tout temps ils surveillèrent attentivement les marchands pour les empêcher de rien fabriquer Ces marchands, qui servirent ainsi au Moyen Age d’intermédiaires entre le public et les fabricants, on les appela merciers. Ce mot, qui n’éveille pour nous que l’idée d’un petit commerce borné à quelques articles de lingerie, à quelques accessoires de toilette, et à quelques-uns des instruments nécessaires à la couture. Toutefois, le mot mercerie avait bien plus d’étendue ; il vient du mot latin merx, qui signifie tout ce qui se vend. Un mercier, c’était à l’origine un négociant en gros.On distinguait deux sortes de merciers. D’abord ceux qui allaient au loin chercher les marchandises précieuses : ils se rendaient dans ces curieuses foires, où les marchands de tous pays se retrouvaient pendant quelques semaines et d’où ils revenaient dans leur patrie avec des mulets chargés de ballots. Puis il y avait les merciers sédentaires, qui recevaient des premiers les marchandises coûteuses ou qui commandaient aux fabricants de la ville où ils se trouvaient les objets dont ils avaient besoin.

Au XVIIe siècle, quand les communications devinrent plus faciles, et que des produits plus nombreux purent s’entasser dans la boutique des merciers, la mercerie se partagea en une vingtaine de spécialités, et on eut ainsi des marchands joailliers, des marchands quincailliers, des marchands papetiers, des marchands bimbelotiers, qui vendaient des jouets d’enfants. Mais tous ces négociants avaient besoin de faire précéder le nom du métier dont ils vendaient les produits du mot marchand pour rappeler qu’ils ne fabriquaient rien eux-mêmes, et se mettre ainsi à l’abri des procès que les industriels n’auraient pas manqué de leur intenter.

Sources: La France pittoresque

Métiers de la restaurationModifier

A toutes les époques, les métiers pourvoyant à l'alimentation comptent parmi les plus lucratifs. Ceux qui exercaient ces métiers faisaient en général partie d'une élite sociale qui s'enrichissait surtout par le passage des commerçants lors des foires hebdomadaires. Le droit  d'exploiter une auberge était  concédé par les autorités locales. A Forbach en 1709, par exemple: "chaque particulier qui veut établir cabaret, avant de mettre son enseigne ou son bouchon, est obligé de demander la permission au seigneur et au maire et aux gens de justice; il doit pour tout 4 pots de vin." (extrait de Histoire locale de Forbach page 11)

Tavernes, cabarets et guinguettes sont des débits de boissons alcoolisées – (petit) vin, eau-de-vie, bière, cidre – qui proposent également des plats simples et bons marchés, préparés sur place ou apportés depuis une auberge ou une boutique d’alimentation. Bien connu grâce aux archives judiciaires, le cabaret est un lieu bruyant, souvent marqué par le désordre et les rixes, tables et bancs de l’unique salle y sont le lieu d’une promiscuité populaire. La plupart des tenanciers ne disposent que d’un cru et la barrique débouchée doit rapidement être vidée avant que le vin ne se gâte ; le vin passe directement du tonneau au broc de terre ou d’étain et, à la table collective, les convives portent des santés à tour de rôle. Le verre haut levé invite au partage bien sûr, mais surtout à une communion momentanée manifestant bruyamment une appartenance à la même culture, le choix des mêmes valeurs, un instant fugace d’égalité dans une société fortement inégalitaire et, pour l’étranger, l’acceptation des règles régissant la communauté locale. Par contre l’homme qui refuse de porter une santé ou de boire un verre fait, publiquement, un affront et risque fort de provoquer une rixe 

Outre « boire chopine et faire collation », les convives jouent aux quilles, aux palets et au tir à la cible, aux cartes et font des paris, des « gajures ». Ils passent également des contrats, des marchés, d’ailleurs le tabellion ne dédaigne pas venir y tenir son étude. À la santé du roi ! Le sergent recruteur y officie également à la recherche de jeunes proies. Le cabaret peut même servir de salle de réunion voire de siège pour de petites juridictions seigneuriales… Le cabaret est donc un espace essentiel de la sociabilité paysanne et populaire urbaine, un lieu pour être ensemble et oublié, dans l’alcool, le jeu et l’échange, la dureté de la vie quotidienne. La constante réitération des mandements épiscopaux et des ordonnances des pouvoirs publics rappelant l’interdiction de donner à boire les dimanches et fêtes prouve l’impuissance des autorités à lutter contre le rite masculin de la chopine bue au cabaret ; au mieux le cabaret est-il fermé pendant la durée de la grand’messe dominicale.

L’hôtellerie:Modifier

C'était le lieu fréquenté par les voyageurs de marque et qui avaient de bons moyens.

L’aubergeModifier

HOUCHARD Jean Henry (1653-1715) à Forbach

HOUCHARD Pierre (1740 - 1795)  à Rosbruck

HOUCHARD Jean (1778 -1858) à Rosbruck

HOUCHARD Nicolas  (1784-?) à Rosbruck

L’auberge venait ensuite et accueillait commerçants, marchands ou maquignons venus des autres régions. On y trouvait écuries et remises, la cuisine y était bonne et abondante, mais on mettait moins de soin dans le service qu’à l’hôtellerie.  Un seul plat était proposé par le cuisinier et les tables y étaient communes. On y fumait passablement, et à toute heure on pouvait y voir force gens vidant force brocs, fumant la pipe en discutant un marché, ou en jouant aux cartes.

Cabaret
La taverne
Modifier

Les taverniers ne pouvaient vendre que du vin « au pot », c’est-à-dire à emporter, comme les marchands de vin.

Le cabaretModifier

Jean André KNOEPFFLER (1630-1687) à Sarreguemines

HOUCHARD Jean Nicolas  (1684-1752) à Forbach

HOUCHARD Jean Nicolas (1712-1789) à Forbach

Guillaume FERNBACH (1735-1779) à Bitche

Jean Nicolas BOURGER (1783-1867) à Rosbruck


Les cabaretiers non seulement vendaient le vin au détail, mais donnaient à manger, et, par suite, payaient des droits élevés. Plus tard, ces différences disparurent en partie. Ainsi, une déclaration royale de 1680 permit aux taverniers de vendre des viandes qui avaient été cuites à l’avance par les maîtres rôtisseurs ou les charcutiers : ce privilège s’étendit aux marchands de vin. Enfin, en 1698, on permit aux taverniers de faire rôtir des viandes, sans toutefois leur permettre d’avoir des cuisiniers à gages. L’apprentissage du métier durait quatre ans ; mais deux ans de service étaient nécessaires pour obtenir le titre de maître. Pour être cabaretier, il fallait être catholique romain.

Les bourgs qui drainaient une population importante lors de foires et des marchés possédaient des cabarets ou des cafés. Certains consommateurs vont préférer les cabarets aux tavernes. Ils devinrent les nouveaux lieux de convivialité et de fêtes, voire de débauche pour certains. En tous cas des lieux très fréquentés par toutes les couches de la société. Hommes et femmes y célèbrent ensemble toutes sortes de cérémonies et de fêtes. On fête les naissances, les dons de pain bénit, la fin des vendanges ou des moissons, la fête du saint patron du village. On y boit sec, on y mange à l'occasion un "cochon raisonnable " (Rabelais).

Les tavernes sont parfois regardées avec désapprobation par l'Eglise, car les jeux sont encouragés par les patrons qui fournissent des dés, des cartes et différents jeux de table. Aussi les tavernes ont très vite une réputation de lieux pour toutes sortes d' activités criminelles ou illégales. Bien des servantes arrondissent leurs gages en exerçant occasionnellement leurs talents dans un domaine plus intime. Comme beaucoup de clients, les paysans surtout, payent en nature ( un animal, un bien, des produits de la ferme ) les taverniers sont accusés de recel et de trafic d'objets de provenances douteuses. Les aubergistes jouent aussi le rôle de prêteurs sur gage. A une époque où le voyageur étranger est examiné avec suspicion ( l'habitant du village d'à côté est considéré comme un "étranger", et ceux d'autres pays comme provenant d'une autre planète ) un endroit tel que l'auberge, qui est le passage obligé de l'étranger, doit forcément avoir un relent de coupe-gorge. Certains aubergistes étaient d'ailleurs de collusion avec des détrousseurs en tout genre. Dans certaines villes, il est interdit aux natifs du lieu de pénétrer dans les auberges, sur le motif qu'elles encouragent la débauche et la dépense injustifiée des salaires.

Sources: La France pittoresque    AUBERGES ET TAVERNES  imprimerie des arts


Métiers du cuirModifier

L'industrie du cuir jadis tres prospère en Lorrainne, s'écroula pendant la guerre de Trente Ans. Elle se releva au 18e siècle, en partie grace au savoir faire d'ouvrier liégeois

La corporation (han) des tanneurs et cordonniers a été instituée par l'évêque de Metz en 1486. L'entrée dans le han n'est pas libre: les postulants doivent payer quatre livres à l'évêque de Metz, deux à la confrérie et offrir trois livres de cire à la statue de Sainte Barbe. L'association, placée sous le patronage de Sainte Barbe, s'occupe de la formation professionnelle. Les maîtres sont les seuls à pouvoir travailler pour leur propre compte, ouvrir une boutique et embaucher du personnel. Celui qui prend un apprenti doit verser dix escalins de deniers à l'évêque et cinq aux confrères. En outre, il offre deux livres de cire à la statue de Sainte Barbe. Le jeune élève doit rester trois ans auprès de son maître avant de recevoir son certificat d'apprentissage et de devenir compagnon. Si l'apprenti est fils légitime d'un maître, il bénéficie d'importants avantages : il ne verse qu'une  livre de deniers aux confrères et une livre de cire à la sainte. Le han limite le nombre d'employés que peut embaucher chaque maître : un apprenti et un compagnon. Par cette mesure, on veut éviter que la profession soit envahie. Mais on tient aussi à ce que l'activité économique d'un maître ne puisse surpasser nettement celle des autres.

Un autre objectif du han est de surveiller le travail des artisans. Les statuts de l'association précisent les modalités pour acheter du cuir ou le travailler.Cette réglementation doit protéger le consommateur puisque des amendes sont prévues contre tous ceux qui vendraient des produits de mauvaise qualité. Elle doit aussi éviter la concurrence entre les artisans de Saint-Avold qui doivent d'ailleurs s'entendre quand de grosses commandes sont en jeu. Le han défend aussi ses membres et tente de maintenir le monopole dont ils jouissent en partie. Les personnes étrangères à l'association ne peuvent vendre ou produire de cuir, de chaussures et aucune autre marchandise de ce type dans la ville sauf le jour de marché.

Source: TRAVAIL ET HIÉRARCHIES SOCIALES À SAINT-AVOLD AU XVIIIe SIÈCLE

ChamoiseurModifier

HOUCHARD Pierre (1740 - 1795) à Forbach ou à Rosbruck?

Artisan qui travaille au chamoisage des peaux, c'est à dire à leur tannage par traitement aux huiles de poisson. Le chamoiseur préparait ainsi les peaux les plus fines et les plus souples dont on se servait en général pour faire des vêtements. Certains chamoiseurs étaient spécialisés dans la fabrication de fourreaux en cuir pour armes blanches ( épées, sabres ...).

Sources:   persogeneal

CordonnierModifier

HOUCHARD André(1668 - 1725) à Bitche

Jacques LEPOIRE  (1779- ) à Bitche

Bien que les cordonniers formèrent de tout temps, par suite de l’utilité générale de leur profession, une corporation nombreuse et puissante,  il gagnait souvent mal sa vie. Les paysans faisaient faire une paire de chaussures pour leur mariage et la gardaient une bonne partie de leur vie. Le cordonnier la ressemelait, la ferrait pour la faire durer. La cirer relevait du cérémonial. Souvent payé à la fin de l’année, il avait presque toujours 2 ou 3 vaches et quelques cultures pour vivre. L’échoppe du cordonnier était le lieu de rencontre et d’échange des nouvelles du village, il était souvent cafetier ou coiffeur…

Sources:      familles de nos villages.

TanneurModifier

Nicolas ZOLLER (1610-1661) à Bitche

Jean Frédérique KNOEPFFLER (1673-1756) à Sarreguemines.

HOUCHARD Georges(1684-1744) à Forbach

HOUCHARD Jean Nicolas (1741- ) à Bitche

Tanneurs 1910
Beaucoup de tanneurs en Moselle: les eaux y sont favorables au traitement du cuir et les chênes fournissent la tan.

On a dit méchamment que pour faire un bon tanneur, il fallait être grand, fort et bête. Fort oui, mais le reste est gratuit. Le tanneur transforme la matière première (le cuir) sans lien direct avec l’utilisateur final ; son travail est obscur, malodorant, pénible... bref : ingrat. L’apprentissage du métier de tanneur est difficile comme le coup de main qu’il faut acquérir, cuir après cuir.

La fabrication comporte trois grands types d’opérations : l’écharnage, le tannage et le corroyage, l’ensemble prenant facilement deux ans.

L’écharnage (ou travail de rivière) consiste, après avoir fait tremper à l’eau courante les peaux brutes, à les débarrasser des souillures, poils et débris de chair, et à les préparer à subir l’action du tan. Pas question de faire un trou sur la peau gonflée d’eau et de chaux ! On doit voir la trace des longs coups de faux, signe que les cuirs ont été écharnés juste ce qu’il faut. Autrefois effectué entièrement à la main à l’aide de couteaux spéciaux (voir illustration de la page de droite),

Le tannage proprement dit recouvre brasserie et couchage en fosses. Les peaux sont transformées en cuir sous l’effet de substances tannantes qui se fixent sur les fibres pour les rendre imputrescibles. Les peaux passent dans une série de bassins emplis avec du jus tannant d’une concentration de plus en plus forte, puis effectuent un long séjour dans de grandes fosses où elles s’intercalent avec des couches d’écorce de chêne broyées. Le travail de brasserie est délicat : il ne faut pas que la peau, dont la "fleur" est fragile au sortir des pelains, se "graine" au contact du jus de tannin où l’on aurait mis trop de poudre. Le travail du coucheur en fosse demande aussi de l’expérience, car le cuir doit reposer bien à plat sur le précédent, en suivant un mouvement circulaire, et il doit être uniformément en contact avec la poudre de tannin.

Quant au corroyeur, c’est en quelque sorte l’aristocrate du métier, qui égalise les cuirs en épaisseur. Son apprentissage est plus long, la gamme des cuirs et des outils est plus variée. Il faut savoir affûter et manier le fameux couteau à dérayer, à double lame, utiliser l’étire, petite lame de fer dont l’affûtage très soigneux sur un grès fin permet de détacher toutes les aspérités du côté chair pour donner au cuir un fini impeccable. Travail fatiguant qui donne des durillons aux doigts des corroyeurs spécialisés. Le rebroussage à la marguerite, cette grosse pièce de bois munie de dents, provoque une intense fatigue.

En 1817, il ne reste que très peu de tanneries en Moselle.

L’introduction des machines, à partir de 1850, si elle supprime certains efforts, provoque la déqualification des ouvriers et est la cause de graves accidents. La presse de l’époque en rapporte de nombreux exemples : main broyée par les rebrousseuses mécaniques, doigts écrasés par les marteaux, bras arrachés par les broyeurs à écorce, fractures provoquées par les poulies… Même en dehors des ateliers mécanisés, le danger subsiste. On cite le cas d’ouvriers morts noyés en tombant dans des fosses mais, le plus souvent, les accidents se limitent à des coupures, surtout chez les écharneurs.

(Dictionnaire du département de la Moselle)

Sources: Les métiers d'autrefois  


MeunierModifier

Pierre Nussbaum (1790-1829) à Kerbach

Dans l’Ancien Régime, l’installation d’un moulin, surtout à eau comme en Lorraine, nécessite un investissement important que l’aristocratie est seule à pouvoir supporter. C’est donc le seigneur qui édifie le bâtiment et qui en garde ensuite le monopole. En vertu du droit de ban, il oblige le paysan à l’utiliser et à lui donner en paiement une part du grain. rares semblent être les moulins qui ne sont pas propriété seigneuriale, ce qui s’explique par le fait qu’à la différence du four, le moulin est cher à construire et à entretenir. Le monopole seigneurial s’est donc maintenu ; il est de plus rémunérateur pour les seigneurs qui afferment leurs moulins. On sait en quoi ces moulins sont un objet de conflit : le meunier, qui ne court pas le risque de voir sa clientèle s’adresser à un autre moulin, maltraite les vassaux qui sont contraints d’utiliser un moulin particulier, prélevant des droits excessifs, dégradant la farine, ne se pressant pas pour faire son travail. La banalité des moulins est liée à un espace. Ce sont les habitants de certains lieux qui sont attachés à un moulin et tous ne le sont pas. Il en résulte des contestations infinies car le meunier privilégie la clientèle libre de ceux qui ne sont pas astreints « à tourner moudre leurs grains » à son moulin au détriment de la clientèle captive des moutaux (ceux qui sont dans la banlieue d’un moulin et qui doivent y porter leurs grains).

Le meunier, installé surtout sur les rivières, tient essentiellement un rôle d’intermédiaire et moud le grain à façon. Il offre ses services moyennant rémunération : c’est la mouture de pratique. De lui dépend la production locale du pain de ménage et la consommation urbaine. Pour éviter les monopoles dans le domaine du pain, au XIVème siècle, on interdit au meunier d’exercer la profession de boulanger, et vice versa. Il payait un fermage et une caution, le contrat se transmettant de père en fils.

Il mout les grains, mais aussi l'écorce pour le tan et des oléagineuses pour l'huile, (utilisée pour l'éclairage et l'alimentation)
Dès le XVIIème siècle, pour accroître leurs gains, les meuniers diversifient leurs activités. Ainsi, pour limiter les déplacements de leur clientèle boulangère, ils proposent des services de transport. Les meuniers les plus aisés possèdent leurs propres voitures et équipages, les autres louent les services de conducteurs. Les moins fortunés se déplacent en personne pour transporter la marchandise en grains, puis en farine. Dans les petits moulins, le meunier travaille souvent avec un seul ouvrier, le garde-moulin, qui veille sur la mouture pendant que son patron visite la clientèle et aide au rhabillage.

Au XVIIIème siècle, malgré les interdictions officielles, nombre de meuniers se font marchands de grains et les plus aventureux font fortune. Ils deviennent des négociants, maîtres du commerce des grains et de la farine, et assurent toutes les tâches en amont de la boulangerie.

Le meunier, entre le Moyen Age et la Révolution, devient un personnage important, aisé et jalousé. Sa richesse lui permet souvent d’être prêteur, et même usurier. Il a droit au titre de Messire ou de Maître. Bien qu’issu du peuple, il côtoie le seigneur et fait partie des notables. Personnage ambigu, le meunier passe aussi pour sorcier. On lui attribue le pouvoir, hérité de son patron saint Martin, de guérir l’enchappe, maladie des ganglions. Il sait aussi faire disparaître les rhumatismes en frappant la partie malade de son marteau à rhabiller.

Sources: Les métiers d'autrefois


MilitaireModifier

HOUCHARD Louis (1719-1802) Capitaine?

HOUCHARD Jean Nicolas Tournegueule  (1738-1793) Général de division.

HOUCHARD Joseph (1769-?) Chef d'escadron 18° régiment de Dragons - Chevalier de la Légion d'Honneur.

Nicolas Joseph PREVOT (1767-1795)  Sergent au 22° RI à Sarreguemines

Jean Nicolas MULLER (1770-1841)

HOUCHARD Jean (1778 -1858) ?

HOUCHARD Joseph  (1815 - 1837) 2ème Bataillon d'Infanterie légère d'Afrique

HOUCHARD Nicolas  (1820 - 1854) 2° Régiment de chasseurs à cheval d'Afrique

page 337

https://books.google.fr/books?id=uWRxwzvX-AYC&printsec=frontcover#v=onepage&q&f=true


MineurModifier

Pierre HESSE (1874-1926 )

Misereaucharbonnage
Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, les techniques sont rudimentaires et dangereuses. La machine à vapeur révolutionne l’exploitation au début du XVIIIe siècle en amenant une meilleure installation des galeries qui peuvent ainsi pénétrer plus profond (ventilation, extraction de l’eau infiltrée) et un meilleur rendement qui demeure cependant le fait exclusif des hommes. Le silence du fond est alors remplacé par l’énorme bruit des machines. Le paysage aussi se mécanise : les chevalements permettent d’arrimer à l’extérieur les diverses installations et de contrôler les mouvements de descente et de remontée des hommes, des animaux et du charbon extrait. L’éclairage, au début à l’huile, puis à la benzine, s’effectue à l’électricité à partir du début du XXe siècle. Le grand tournant de la mécanisation se produit au sortir de la Première guerre mondiale : marteaux-piqueurs et dispositifs d’évacuation du minerai seront suivis par les haveuses assurant à la fois l’abattage, le chargement du charbon et la consolidation de la galerie. Malgré toutes ces transformations techniques, le travail au fond demeure extrêmement dangereux et la descente au fond est une première épreuve : vitesse, chaleur, poussière, bruit occasionnant vertiges, nausées, surdité.

Avide de main-d’œuvre, le secteur charbonnier emploie 111.615 ouvriers à la fin du XIXe siècle. En 1930, le personnel ouvrier total s’élève à 300.000. Au XIXe siècle, les compagnies privées se sont chargées seules de cet énorme recrutement afin d’avoir les mains libres en faisant appel à la main-d’œuvre locale et régionale issues des campagnes.Les femmes et les enfants sont également recrutés pour des travaux déqualifiés. La loi du 2 novembre 1892 interdit le travail de nuit aux femmes et aux enfants et le décret du 3 mai 1893 défend de faire travailler les jeunes de 16 à 18 ans plus de 5 heures au fond. La pratique des recrutements familiaux durera jusque dans les années 1950.

Les salaires sont diversifiés et inégaux d’un bassin à l’autre. Le travail au rendement se met en place à partir du milieu du XIXe siècle, puis le chronométrage dans les années 1930 jusqu’à la Seconde guerre mondiale. Ce sont les accords de juin 1936 qui font passer le salaire alors calculé individuellement et
soumis aux nombreuses amendes à un salaire minimum garanti.

A la fin du XIXe siècle, de véritables villes usines sortent de terre, avec leurs particularismes dans le domaine de l’habitat et des installations collectives : les cités ouvrières se multiplient. Malgré l’encadrement étroit des compagnies minières, ces centres urbains deviennent des lieux de vie et d’apprentissage, des creusets du syndicalisme et de l’action politique, des milieux culturels très marqués. Mode de vie et identité se construisent autour de la famille toute entière orientée sur la mine et son devenir. La dépendance à l’industrie minière est puissante.

Source: Mines et mineurs entre réalité et imaginaire

Offices sous l'Ancien RégimeModifier

L'office est une part de la fonction publique déléguée par le roi qui crée et distribue les offices. Avec le développement et la modernisation de l'état, leur nombre augmente considérablement car La vente des nouveaux offices permet de renflouer les caisses de l'État: de 4 000 en 1515, ils sont plus de 50 000 en 1771. En effet, les offices sont vénaux et depuis 1611, ils sont deviennus héréditaires. L'officier qui est nommé prête serment, paie le droit du marc d'or  et, moyennant le paiement d'une taxe annuelle, son titulaire peut ensuite transmettre sa charge. Pour être nommé il y a des limites d'âge à certaines fonctions et il faut être de bonne vie et de bonnes moeurs, quoique de nombreuses exceptions interviennent.

Les offices couvrent de fait un large spectre de fonctions diverses, afin d'administrer au mieux le royaume, mais tous ne confèrent pas forcément la me dignité. Au sommet on trouve le monde de la haute robe, dont les plus hautes fonctions peuvent donner accès à la noblesse. A la base et au milieu, on trouve la masse des petits officiers subalternes qui constituent l'armature administrative du royaume. Ils sont le fait d'une élite urbaine et provinciale qui profite de la baisse des prix des charges au XVIIIe siècle pour pénétrer le monde des offices. Hommes de lois et professions de santé s'entendent pendant longtemps pour se partager les offices au détriment du monde de la boutique et de l'artisanat. Ces offices, malgré les faibles revenus qu'ils procurent, restent souvent sur plusieurs générations dans la même famille. ils permettent à leur titulaire de sortir de l'anonymat et servent parfois de point de départ pour une autre carrière. Car, si l'obtention d'un office est source  de prestige et de prérogatives, c'est d'abord et avant tout un moyen d'accéder à un rang plus élevé dans une société très hiérarchisée et l'occasion de bénéficier de privilèges: revenus supplémentaires et exemption (de taille, de milice, de logement des gens de guerre,...). D'autres achètent leur office sans abandonner pour autant leur métier.

En France en effet, l’acquisition d’un office consacre les stratégies familiales d’élévation sociale tandis que la variété du nombre des offices permet, au grand marché de la vénalité, de satisfaire un large spectre de bourses. De l’officier de bailliage au magistrat parlementaire, en passant par les offices des présidiaux ou les offices financiers des élections, les familles ont le choix pour obtenir la reconnaissance sociale et stabiliser de manière durable leur position au sein de la société. La dignité de l’office sanctionne une réussite économique indiscutable. La multiplication des offices est donc le fruit de la rencontre d’une nécessité financière et administrative pour un État en développement, et de stratégies familiales en quête d’honneurs.

En France, la ruée des familles roturières fortunées vers les offices et l’intérêt rapide de la nouvelle noblesse administrative s’expliquent par le marché très porteur du xviie siècle sur lequel les prix des charges n’ont jamais cessé de se réévaluer, formant ainsi une belle occasion de spéculation ou de capitalisation patrimoniale. Le prix de l’office peut être assimilé à un capital placé et les gages versées par le trésor royal à sa rémunération, mais suivant les époques, cela a pu osciller entre un placement volontaire et un emprunt forcé. Les titulaires étaient à prêts à supporter beaucoup car ils ne s’intéressaient pas tant aux émoluments perçus qu’à la revalorisation du capital et surtout au pouvoir politique et à l’influence sociale assurés par ces fonctions.

Les officiers provinciaux forment un groupe relativement nouveau, qui se constitue souvent de petites fortunes tout au long d'une vie laborieuse.Cette classe moyenne en formation regroupait le bas clergé urbain, les niveaux inférieurs des gens de justice, les commis des fermes financières, les marchands détaillant des produits de consommation courante, la plupart des maîtres artisans, principalement ceux disposant de plusieurs salariés, les compagnons des métiers les plus qualifiés recherchés pour leur habileté

Sources:    L'histoire pour tous    Les petites villes françaises du XVIIe au XIXe siècle


Capitaine de brigade des FermesModifier

HOUCHARD Louis (1719-1802) à Forbach?

Brigadier-fermes-du-roi
Les fermiers généraux formaient une compagnie privilégiée de percepteur de l'impôt indirect. Leur recrutement et nomination s'apparente au système de l'office. N'étaient donc pas rares les pots-de-vin ou des formes de lobbying, surtout concernant les adjoints, les commis et autres receveurs délégués. Ce personnel va constituer un parterre de rentiers, c'est aussi une façon pour certains fils de petite famille bourgeoise de s'élever dans la société à une époque où une aristocratie frileuse et peu réformiste occupe les postes du haut-fonctionnariat.

La brigade constitue l’unité opérationnelle de base de cette formation para-militaire, « l’armée fiscale privée » de la ferme générale, si détestée des Français. Les brigades sont constituées de 4 à 20 gardes ou archers, sédentaires ou ambulants et sont commandées par un brigadier et 1 ou 2 sous-brigadiers. Les brigades ambulantes sont conduites par un capitaine, un lieutenant et montent à cheval. L’ensemble des brigades (80 à 150 hommes), sont sous les ordres d’un capitaine général, dont la mission consiste à empêcher la pénétration de la contrebande, à saisir les marchandises prohibées, à contrôler le commerce du sel. La principale responsabilité des employés des brigades est la vérification du sexté, le registre paroissial où est inscrite la quantité de sel que les paroissiens peuvent ou doivent acheter selon qu’ils résident dans un pays de grande gabelle ou du quart bouillon. Les employés patrouillent en outre les routes et les passages de rivières pour empêcher la fraude, surveillent les collecteurs de gabelles, veillent à ce que les régatiers (les détaillants distributeurs de sel) ne s’approvisionnent pas au marché noir. Il existe aussi des brigades maritimes, composées de gardes armés embarqués dans des felouques et qui surveillaient les côtes et les embouchures des fleuves contre les bâtiments fraudeurs.

Tous les employés des brigades bénéficiaient de privilèges importants: Ils étaient exempts de taille et de curatelle, de collecte, de logement des gens du guet. Ils avait le droit de porter des armes, ne pouvait être poursuivi pour meurtre de fraudeurs et n’étaient jugés, en cas de délits, que par des juges royaux. Ils savaient tous signer et pour la plupart lire et écrire.

Sous la Terreur, les anciens fermiers généraux furent dénoncés comme traîtres, condamnés à mort et exécutés.

Source: Wikipedia.Ferme générale  Le 18e siècle français au quotidien

Echevin - MaireModifier

A plusieurs reprises, en 1692, 1706, 1733, 1771, la monarchie transforma les charges de maire et certaines charges d'échevins en offices vénaux.

Huissier et SergentModifier

Jean Frédérique KNOEPFFLER (1673-1756) à Sarreguemines

Claude Joseph SCHROEDER (1721-1797 )  à Forbach

À l’origine distincts, le rôle des huissiers et celui des sergents se confondent rapidement. Si l’huissier a pour fonction première d’assurer le service d’audience, il est, tout aussi bien que le sergent, l’agent de signification des actes et d’exécution des sentences. La différence tient dans le fait que seul l’huissier est habilité à exercer devant les cours souveraines et juridictions royales.

Les huissiers ou sergents formaient, pour ainsi dire, la milice du roi; ils étaient les exécuteurs des ordres de la justice: ils portaient les actes de partie, vendaient les meubles confisqués, surveillaient les prisonniers,... Dans l'exercice de leur fonction, il y avait pour eux danger de blessures et même de mort; eux-mêmes, très fréquemment, agissaient avec une violence brutale, injuriaient les parties et commettaient des actes d’improbité. Ce fut seulement sous Richelieu, après la défaite de la haute aristocratie et le triomphe définitif du pouvoir central, que le sort des huissiers s’améliora d’une manière bien sensible. Délivrés alors de leurs ennemis les plus redoutables, et plus rarement maltraités, eux-mêmes sortirent plus rarement aussi des bornes de la modération. Toutefois, aux deux derniers siècles, ils avaient fait peu de progrès dans l’estime publique, comme en témoigne notre ancien répertoire théâtral, où ils sont souvent mis en scène pour essuyer des injures et recevoir des coups.

Source:  Les métiers d'autrefois     France pittoresque

ProcureurModifier

Pierre André VERDELET, vers 1770 à Forbach

Pierre NUSBACH, vers 1770 à Forbach

En France, au Moyen Âge, un procureur est un juriste ayant reçu un mandat pour représenter une partie et accomplir les actes de procédure. À la fin du XVIe siècle, les fonctions de procureur sont érigées en offices vénaux. Pour devenir procureur, il fallait avoir 25 ans, avoir exercé 10 ans dans une étude et acheter un office ou en hériter, mais aucun grade universitaire n'était requis. Au moment de la Révolution, les procureurs « aux causes » sont supprimés par la loi des 29 janvier et 20 mars 1791, qui les remplace par des avoués.

Source:  Wikipedia.Procureur

ReceveurModifier

Claude Joseph SCHROEDER (1721-1797 ) Percepteur-Receveur des Fermes de France à Forbach

Officier chargé de percevoir les impôts et les redevances.

Les fermiers généraux formaient une compagnie privilégiée de percepteur de l'impôt indirect. Leur recrutement et nomination s'apparente au système de l'office. N'étaient donc pas rares les pots-de-vin ou des formes de lobbying, surtout concernant les adjoints, les commis et autres receveurs délégués. Ce personnel va constituer un parterre de rentiers, c'est aussi une façon pour certains fils de petite famille bourgeoise de s'élever dans la société à une époque où une aristocratie frileuse et peu réformiste occupe les postes du haut-fonctionnariat.

Sergent de prévoté:Modifier

HOUCHARD André (1668 - 1725)  à Bitche

Théodore GOUTH, vers 1750 à Forbach

Gaspard Pierre MORAT ( 1740- ) à Bitche

Quelques sergents armés aident le prévôt dans toutes ses tâches. Ils sont partout présents pour arbitrer les conflits. Ils surveillent par exemple la foire et la halle, en pourchassant les possibles voleurs. Ce sont également eux qui font exécuter les sentences rendues par le prévôt, les maires, les doyens et les échevins. Ces hommes, souvent insultés ou parfois même battus, sont peu aimés par la population.

Wikipédia, Prévot     Le baillage, les prévôtes et les grueries de Commercy, Vignot et Malaumont


Pouvoirs judiciaires et civils avant 1789Modifier

Dans les campagnes, chaque affaire commence devant les « gens de justice » de la communauté. Il s'agit toujours du maire, mais également d'autres habitants qui ont la confiance de ce dernier et de la population. Les maires sont en fait depuis longtemps les dépositaires d'une partie des pouvoirs de basse justice. L'affaire judiciaire peut ensuite remonter devant la justice du lieu. En cas de crime commis dans leur ressort, les juges seigneuriaux ouvrent symboliquement l'instruction, en recevant une plainte ou en constatant un délit. En réalité, ils n'ont d'autres prétentions que de justifier leur rang auprès de leurs maîtres, et de percevoir plus tard une part sur le paiement de l'amende qui sera exigée du coupable. Si la sentence seigneuriale est refusée par l'accusé, celui-ci peut demander une révision de sa peine devant le tribunal de la prévôté. Le prévôt (Vogt) et les échevins (Schöffen) étaient ses officiers les plus importants,Si un nouvel appel de ce jugement est fait, les officiers du bailliage sont sollicités pour rendre leur justice.

Dès son avènement sur le trône, Léopold prononce, le 31 août 1698, un édit qui supprime tous les juges et officiers de justice. Les duchés de Lorraine et de Bar sont alors divisés en seize bailliages, eux-mêmes divisés en un nombre réajusté des prévôtés . Cette nouvelle réorganisation subsistera jusqu'au milieu du XVIII siècle et à l'arrivée de Stanislas.


BAILLAGES:Modifier

les Ducs de Lorraine établirent sur leurs terres des  bailliages , zones administratives se répartissant les prévôtés. À la tête du bailliage se trouvait le bailli, chef du pouvoir civil. C'est à lui que le Duc de Lorraine adressait ses ordonnances : lettre de S.A. aux baillis de chaque province :

  • sur les levées de gens de guerre,
  • pour transporter le grain en lieu clos et fortifié,
  • sur les précautions à prendre contre la contagion,
  • mandement de S.A. au sieur bailli de Vôge pour le fait de la chasse,
  • pour faire informer contre le receveur de Neufchâteau sur des levées de deniers, etc.

Le Bailli devait faire publier l'ordonnance au chef-lieu de bailliage, la transmettre aux prévôts, et veiller à ce que ceux-ci la fassent publier et exécuter. « Et enfin que nul n'en prétende ignorance, vous ferez publier cette nostre présente ordonnance à cri public et commanderez à tous les prévôts de tenir la main et avoir l’œil, que le contenu soit entretenu, sur peine d'en répondre. Sy n'y ferez faute, car ainsi nous plaît. » Chef du pouvoir judiciaire, le bailli présidait le tribunal du bailliage et même celui des Assises, mais il n'avait pas voix délibérative, ses fonctions se bornaient aux actes préparatoires et exécutoires de la justice. Chef militaire, le bailli enrôle les hommes nécessaires, les conduit à l'armée ducale, leur commande en temps de guerre. En temps de paix, les troupes en garnison obéissent au bailli comme au chef de leur province. Dans l'organigramme hiérarchique, après le bailli, venait le lieutenant général. Il aidait le bailli et le remplaçait en son absence. On citera par exemple à Mirecourt, Louis Pierre Alba, seigneur de Ravon et de Villers, signalé en 1746 pour une vente de terres ; à Neufchâteau, de 1765 à 1781, Claude Sauville (vendeur d'un gagnage à La Neuveville), puis Jean Claude Cherrier (élu député aux États Généraux).

Après le lieutenant général, intervenait le lieutenant particulier qui lui venait en aide. C'est ainsi qu'en 1790, Joseph Daniel Maire exerce les fonctions du lieutenant général député à l'Assemblée Nationale. Il y avait ensuite un assesseur et quelques conseillers appelés autrefois échevins. Claude Quinot, par exemple, qui fut président du Directoire du département des Vosges, avait été assesseur au bailliage de Neufchâteau. Il y avait enfin le procureur général et son substitut. Parmi les procureurs connus, on citera, par exemple, Louis Malcuit, dépossédé de sa charge par Louis XIII en punition de sa fidélité au Duc Charles IV. Sans parler des avocats, des huissiers, des sergents, des notaires, on fera seulement remarquer qu'à part le bailli et ses lieutenants, les autres officiers du bailliage exerçaient des fonctions plutôt judiciaires.


PRÉVOTÉSModifier

HOUCHARD André (1668 - 1725) sergent de prévoté à Bitche

Théodore GOUTH, vers 1750 sergent de prévoté à Forbach

Gaspard Pierre MORAT ( 1740- ) sergent de prévoté à Bitche À la tête de la prévôté, se trouvait le prévôt, qui y exerçait un triple pouvoir : civil, judiciaire et militaire. Il faisait publier et adressait aux maires les ordonnances ducales qu'il recevait du bailli. Il poursuivait les malfaiteurs, surveillait les foires et rendait la justice en temps de paix.

En temps de guerre, il commandait le contingent de sa circonscription territoriale. On conçoit que le prévôt n'ait pas toujours eu à se louer de soldats levés sans aucune préparation. Dans la Guerre des Rustauds, en 1525, le Duc Antoine, par exemple, fut si mécontent de l'indiscipline des contingents de Châtenois et de Dompaire qu'il les renvoya dans leur pays.

Au-dessous du prévôt se trouvait son lieutenant. Avec eux, il y avait un assesseur, un substitut du procureur général. Un huissier, un sergent, un greffier complétaient le tribunal de la prévôté. Ici, comme au chef-lieu du bailliage, les offices, à part ceux du prévôt et de son lieutenant, étaient plutôt des offices de judicature.


MUNICIPALITÉSModifier

Au XVIIe siècleModifier

Georges KNOEPFFLER (1600-1674), échevin  à Sarreguemines

HOUCHARD Jean Henry (1653-1715), échevin de justice à Forbach

Georges KNOEPFFLER (1560-1632) à Sarreguemines, maire seigneurial.

Alexandre KNOEPFFLER (1616-1680), Bourgmestre (de Sarreguemines? vers 1660?)

Georges KNOEPFFLER (1600-1674) Maire de Sarreguemines

Alexandre KNOEPFFLER (1640-1680) Maire de Sarreguemines

HOUCHARD Sébastien 1618- 1701, Maire de Sarreguemines en 1680

La communauté villageoise, qui possède les forêts et les terres que son seigneur lui a données, s'administre sous le contrôle des officiers du prince : le prévôt et le bailli. La Lorraine offre l’exemple d’une région où, au xviie siècle, le seigneur a un fort rôle d’encadrement de la population Les coutumes de Lorraine prévoient la création d’un maire par haut et moyen justicier seulement, mais dans la pratique chaque seigneur est représenté par un maire. Il existe quatre modes de désignation du maire : ou bien il est nommé par le seigneur sans intervention des habitants, ou bien le seigneur choisit sur une liste de noms proposés par la communauté, exceptionnellement, la communauté désigne le maire, mais il lui faut pour cela l’accord du seigneur ou de son représentant, ou bien l’office est adjugé aux enchères pour un temps plus ou moins long. Les plus riches y trouvent une possibilité de mainmise sur les communaux et un facteur d’ascension sociale. Au xviie siècle, personne, en Lorraine, ne dénie au seigneur le droit de désigner le premier officier de la communauté. Ce représentant du seigneur a pour fonction

  • de percevoir la taille et les rentes seigneuriales,
  • Il publie les ordonnances du souverain
  • il gère les biens particuliers de la communauté, il visite les forêts, les chemins, les fours et les cheminées
  • d’organiser les corvées,
  • il fait des règlements de police
  • de poursuivre les malfaiteurs, de statuer sur les délits mineurs.

Lui-même est exempté de taille, peut avoir une part des droits seigneuriaux et il a souvent l’usufruit de quelques terres ou prés du domaine seigneurial. Il est secondé dans sa tâche par : les échevins qui siègent au nombre de trois : le maître échevin appelé parfois lieutenant du maire, l'échevin et le petit échevin, le sergent appelé aussi doyen, et le greffier, du moins à partir de 1583, date de son institution.

Le maire convoque l’assemblée des habitants aux plaids du seigneur qui se tiennent une fois par an, devant le pressoir, ou devant le four banal, ou devant la prison, ou sur la place du village, ou dans l’église. Le seigneur participe parfois en personne à ces plaids où sont convoqués, sans aucune distinction, laboureurs et manouvriers.Tous doivent s'y trouver sous peine d'amende Ces plaids sont annoncés au prône par le curé.

  • Ils s’ouvrent par un appel nominatif des habitants fait par le sergent ; le maire constate les absences, prononce l'amende à moins d'excuse légitime; il défend aux habitants de troubler la réunion par des cris ou du bruit et quitter avant la fin.
  • Le greffier lit alors l'énumération des droits, cens et redevances au seigneur
  • Puis c'est le tour des amendes champêtres encourues dans l'année. Après la lecture de chaque procès verbal et les observations du délinquant, le maire « échaque » (c'est-à-dire « prononce ») l'amende.
  • Il doit à son tour rendre compte de son administration, de sa gestion des biens communaux
  • Après cela, et chaque année, a lieu l'élection par les habitants de nouveaux fonctionnaires : maire, échevin, sergent, greffier, bangard et forestiers, et la prestation du serment. « Le maire qui sort de charge, dit un ancien compte de La Neuveville (1667), reçoit le serment de celui qui entre en icelle. »
  • le tirage au sort des hommes de guet
  • l’officier chargé de percevoir les amendes rend ses comptes,
  • sont prises les ordonnances de police locale. on fixe le salaire du maître d'école, du pâtre, on décide des réparations à faire à l'église, à la maison du curé, au pont du ruisseau, au chemin vicinal, on promulgue quelques nouveaux règlements de police dans l'intérêt de tous. On renouvelle les anciens, on rappelle par exemple qu'il est défendu de fréquenter les cabarets, d'anticiper sur les chemins, de faire du charivari aux noces, d'aller dans les écuries avec des lanternes non fermées, d'enlever les grains avant qu'ils soient dîmés, de conduire à l'église des petits enfants qui troubleraient les offices, etc…
  • On termine en rédigeant le procès-verbal de la séance qui est signé par tous les fonctionnaires nommés.

Les plaids peuvent durer deux ou trois jours. Ils s’accompagnent parfois de divertissements. Ces plaids annaux qui rappelleraient le souvenir des temps éloignés où le seigneur rassemblait ses sujets pour recevoir leurs hommages, leurs redevances, et leur rendre justice furent organisés d'une manière uniforme en 1598 par une ordonnance de Charles III et durèrent jusqu'à la Révolution.

Le terme de communauté regroupe sous l’Ancien Régime plusieurs réalités : c’est d’une part le village lui-même, l’ensemble de ses habitants, ce que nous appelons la commune, et de l’autre, le groupe qui la gouverne et la représente, ce que nous appelons la municipalité, qui est un corps doté d’une personnalité juridique, de droits et de privilèges qu’elle ne se fait pas faute de défendre devant les tribunaux. On peut distinguer trois aspects essentiels dans les attributions de cette institution2 : gérer l’exploitation du terroir et des biens communaux, seule ou en accord avec les agents du seigneur, s’occuper de nombreuses tâches d’administration locale comme l’assistance aux pauvres, le maintien de l’ordre public, l’entretien de la voirie, etc. ; enfin, la communauté est une cellule fiscale qui doit répartir et percevoir les impôts royaux, palliant ainsi les carences en personnel de l’État monarchique. Dans certaines régions, notamment dans une grosse moitié nord de la France, la communauté et la paroisse ont des institutions communes. Les marguilliers qui géraient les biens de l’église paroissiale, ce que l’on appelait la fabrique, étaient nommés par l’assemblée des habitants.

C’est dans le cadre de la communauté et/ou de la seigneurie qu’étaient élaborés les règlements qui régissaient la vie du village. Élaborés de temps à autre, quand le besoin s’en faisait sentir, ils réglementent toute la vie du village et doivent être conformes aux lois du royaume. Ils légifèrent aussi bien sur le gouvernement de la communauté que sur les pratiques agraires et pastorales : gestion des champs, de la pâture, de l’utilisation de l’eau, etc.; ils doivent se conformer à la coutume de la seigneurie, celle-ci réglant de façon très minutieuse de nombreux aspects de la vie quotidienne.

La communauté était aussi une collecte, c’est-à-dire une circonscription fiscale. Les modalités de perception des impôts étaient très variables d’un royaume à l’autre et même à l’intérieur des royaumes (taille réelle/personnelle), mais pratiquement partout, c’était les autorités municipales qui se chargeaient de l’assiette, c’est-à-dire de la répartition entre les habitants, et de la perception de l’impôt royal, le montant global de l’impôt afférant à chaque communauté étant fixé par une autorité supérieure au village, comme en France les élus La répartition entre les assujettis pouvait se faire en suivant un cadastre ou compoix, comme dans les pays de taille réelle en France, ou suivant une estimation cavalière de la richesse par les asséeurs (ceux qui asseyaient l’impôt sur leurs voisins). Mais les injustices étaient sans doute moins nombreuses qu’on pourrait le croire car, d’une part, les collecteurs étaient responsables sur leurs deniers personnels et avaient tout intérêt à ce que l’impôt rentre, et que, d’autre part, la fonction d’asséeur était annuelle et que l’on avait pas trop intérêt à surcharger un voisin qui vous estimerait l’année prochaine ou l’année suivante.

La communauté avait beaucoup d’autres fonctions ; une des plus importantes était l’organisation du terroir et la gestion des biens communaux. Ils ne se composaient pas uniquement de terres plus ou moins incultes, mais aussi de bâtiments (halles et maison commune – la mairie – pour les gros villages et les bourgs). Les communautés les plus importantes (bourgs, gros villages) pouvaient aussi bénéficier de droits et privilèges, sur les marchés, sur les ventes de vin qui servaient à solder les dépenses municipales et, quand c’était possible, à payer une partie des impôts afférant à la communauté. L’assistance aux pauvres était une autre obligation, souvent abandonnée à l’Église, à des fondations pieuses ou à la paroisse.

Avec le temps, apparaissent quelques modifications dans l'administration des communautés. De bonne heure, le maire a été déchargé de l'administration des forêts qui passe aux grueries. À partir de 1615, il ne lève plus les impôts, cette tâche est confiée à l'élu en attendant l'institution au siècle suivant des asseyeurs et collecteurs. En 1665, le Duc Charles IV lui enlève, du moins dans la prévôté de Châtenois, l'administration de la justice en matière civile.

Les villes affranchies sont gérées par un conseil bourgeois, élu par les habitants (ou du moins une partie d'entre eux), puis confirmé par le duc. Le maire était donc désigné par ses concitoyens,  élu en même temps que le lieutenant du maire, le greffier et le sergent. Souvent, ces charges revenaient par intermittence aux mêmes plus importants censitaires. L'institution décline avec le développement et la spécialisation des compétences de l'administration royale, la prévôté (juge, prévôt, lieutenant, procureur fiscal, greffier, huissier). Par l'édit royal de 1692 les fonctions de magistrats élus sont supprimées et, dans la plupart des villes sont créés un office de maire et des offices d'assesseurs en remplacement des syndics choisis par les assemblées d'habitants. Les communautés rurales (nos villages) conservent cependant le droit d'élire leur assemblée. Dans la seigneurerie de Sarreguemines cependant, le poste de maire est déjà un office  en 1660. La levée se faisait par les maires , les échevins  et d'autres personnes : le receveur nourrissait les gens qui avaient fait la levée . Théoriquement, les maires et les échevins prenaient une part de ces revenus ; ils se retrouvaient dans un banquet où le duc leur donnait à boire tout leur saoul selon les coutumes d'Allemagne .

Tous ces changements s’inscrivent dans une évolution sociale claire et générale : la polarisation de la société rurale marquée par l’enrichissement d’un petit nombre de paysans aisés, marchands ruraux, petits officiers. Ils forment une nouvelle bourgeoisie, qui entend bien consolider sur le plan institutionnel la situation prééminente que lui confère son pouvoir économique. La solidarité de la communauté villageoise est ainsi mise à mal par ces nouveaux riches, souvent agents seigneuriaux et créanciers des communautés qu’ils gouvernent en s’appropriant les bénéfices tirés de la gestion municipale, de la levée des impôts, par exemple, ou en modifiant les règles d’usage des communaux.

Le seigneur  de  la. Renaissance n'est plus, comme au Moyen âge, le seul possesseur de la terre, mais il dispose d’une réserve foncière (le gagnage) et exerce certains droits sur les sols et les hommes de sa juridiction (ou ban). Le gagnage seigneurial n’est pas très  étendu mais il comprend des terres de bonne qualité, que le seigneur fait mettre en valeur par sa propre main-d’œuvre et par les corvées imposées aux habitants.
Les  droits seigneuriaux sont d’autant mieux respectés sur le ban que le seigneur y  exerce en personne, ou par l’intermédiaire de ses officiers la justice et la police.

Les seigneurs haut-justiciers ont le pouvoir de police sur toute l’étendue de leur seigneurie ; ce pouvoir est relativement important s’il y a dans leur seigneurie un bourg de quelque importance ou une petite ville. Ils font les règlements qui concernent l’hygiène (ramassage des boues par exemple) et surtout ceux qui ont trait à l’ordre public (horaires des cabarets). À cette autorité de police se rattache tout ce qui concerne les foires et marchés. Il est honorifique, voire rémunérateur, pour un seigneur d’avoir une ville où se déroulent une ou plusieurs foires annuelles. Les espaces où se tiennent foires et marchés, les halles s’il y en a, sont le plus souvent d’appropriation seigneuriale. Les poids et mesures sont aussi du ressort des seigneurs qui en font vérifier la conformité à leur marc ou patron. Il leur appartient, là où des foires et marchés ont lieu dans leur seigneurie, de vérifier l’état sanitaire des animaux abattus et vendus au public. Ils veillent également à ce que les marchés aux grains soient approvisionnés et leur pouvoir de police les autorise à faire faire des visites dans les greniers des particuliers pour empêcher le stockage de grains en période de disette.

Le premier officier seigneurial est le maire (mayeur), lui-même assisté par le sergent et les bangards (gardes champêtres). Chaque maire, souvent un riche laboureur nommé par le seigneur, perçoit la taille, commande les corvées, poursuit  les malfaiteurs  et juge les délits mineurs. En retour le mayeur ne paie pas la taille, il participe aux revenus des droits seigneuriaux et gère, souvent à son avantage, les biens communautaires (pâquis, vaine pâture). La fonction était parfois héréditaire ou reconduite dans la même famille sur plusieurs générations.),

Entre  seigneur et paroisse, la. communauté  des habitants (avec ses maigres  bien  communaux)  joue un rôle important au village. Même s'il n’existe pas partout de syndic élu pour représenter les habitants, ceci  n’empêche pas la communauté de se réunir pour prendre des décisions la concernant. Le seigneur ne s’oppose pas à la tenue de ces assemblées mais il s’attache à en conserver le contrôle, par les règles de convocation qu’il impose et par la présence de son officier: le maire. Dans. chaque village  le maire seigneurial appartient  au groupe dominant, en compagnie de quelques laboureurs ou de vignerons aisés et du notaire (tabellion).

La paroisse ne se confond pas toujours avec la communauté, soit que plusieurs églises paroissiales coexistent sur un même territoire, soit qu’une paroisse regroupe plusieurs communautés, cas plus rare, mais qui se rencontre. La paroisse est un cadre religieux, l’institution où sont dispensés les sacrements, l’enseignement religieux, la charité ; c’est aussi un lieu, l’église, et son annexe le cimetière, familier à tous et qui joue souvent le rôle de maison commune. Les prêtres qui les desservent, souvent originaires de la paroisse, sont bien connus de tous et respectés et leur rôle dépasse leur fonction strictement religieuse

La paroisse dispose de revenus qui sont gérés par la fabrique dont le rôle principal est l’entretien de l’église et la fourniture de tout ce qui est nécessaire au bon exercice du culte. Mais dans une bonne partie du Nord de la France, dans la zone des communautés paroissiales, la gestion de la communauté et celle de la paroisse se confondent en pratique, malgré l’opposition des autorités qui aimeraient que comptabilité « religieuse » et comptabilité « civile » soient séparées. Mais comme ce sont les mêmes hommes nommés par les paroissiens qui gèrent ces deux caisses, et que ce sont les mêmes habitants qui sont concernés, il est normal que des transferts s’effectuent de l’une à l’autre


Au XVIIIe siècle, avant 1738Modifier

Marc KNOEPFFLER   (?-1729), Maire de Sarreguemines et échevin de justice à Sarreguemines

A la suite de l'occupation française, le contrôle du pouvoir ducal s'imposa davantage dans l'administration des communautés. Lordonnance de 1707 complétée par celle de 1753, enleva définitivement aux habitants qui l'exerçaient encore le droit de créer chaque année le maire et autres officiers municipaux. Ceux-ci, nommés par le prévôt, étaient tenus d'accepter et de prêter serment au chef-lieu de la juridiction lorsqu'ils en étaient requis. On lit par exemple dans le compte de 1717 : « aux prévôts, substitut et greffier de Châtenois : 3 livres pour création du maire. »

A Forbach, en 1709, le maire était choisit toutes las années de la manière suivante: l'officier du Seigneur nomme un bourgeois, les échevins en nomme deux et les bourgeois ont le droit d'en choisir un. Sur les quatre candidats, un seul est nommé par vote.

1720 Léopold abolit la vénalité des charges de conseiller municipal, choisit par le duc parmi les candidats proposées par les bourgeois de la ville


Au XVIIIe siècle, apres 1738Modifier

En 1738, l'administration communale en place depuis des siècles, composée du maire, des échevins, du sergent et du greffier, fut singulièrement modifiée par Stanislas. En effet, une des premières ordonnances supprima les échevins et établit un syndic élu chaque année par les habitants, pour la gestion des deniers communaux. Le maire se trouvait ainsi chargé seul de la police, mais était chargé de la comptabilité communale. À partir de cette époque, l'administration de la communauté comprenait donc le maire, son lieutenant, le sergent et le greffier nommés par le prévôt « pour l'exercice de la police, l'exécution les ordres de son Altesse et la taxe des amendes champêtres », et de plus, le syndic élu par les habitants pour la gestion des biens communaux. Bientôt, celui-ci, à cause de l'importance de ces fonctions, et aussi parce qu'il était l'élu de la population, prit une influence prépondérante dans les affaires de la communauté. Toutes les pièces de cette époque commencent par ces mots : Les syndic, maire et habitants réunis en corps de communauté. Le contrôle établi par Léopold sur l'administration des communautés devint plus rigoureux avec Stanislas, et surtout après la réunion de la Lorraine à la France. Les communautés n'avaient plus aucune liberté, en tout, il leur fallait subir la volonté toute puissante de l'intendant et de son délégué au bailliage. Ce régime dura un demi-siècle ; mais enfin il fallut céder aux réclamations unanimes d’un peuple qui voulait être entendu, qui voulait avoir part à l’administration de ses intérêts.

Puis, avec la réforme Laverdy,  les villes retrouveront une partie de leur liberté éléctorale: des édits de 1764 et 1765 mettent en place un maire choisi par le roi sur proposition de trois candidats.

1771 stanislas ré introduit la vénalité de la charge de maire, appelé "maire royal"

L’édit du 8 janvier 1787 créa des assemblées provinciales, les assemblées du district, et réorganisa les assemblées communales. Les assemblées provinciales eurent lieu à Nancy. On s’accordait alors à penser que les assemblées des villages étaient trop nombreuses. On substitua donc aux réunions tumultueuses de toute la communauté, telles qu’elles avaient eu lieu jusque là, un conseil composé de 3 ou 6 membres suivant les lieux, élus par tous les propriétaires âgés de plus de 25 ans, du seigneur, du curé, du greffier, et d’un syndic également élu, qui devait savoir lire, écrire, et appartenir à la première classe des contribuables. L'administration municipale reste sous le contrôle de l'intendant général jusqu'à la Révolution française.


Source:    L'administration communale de l'Ancien Régime à nos jours      Wikipédia, histoire des maires de france     La vie de nos ancêtre du Sud Toulois      Les oligarchies municipales en France sous l’Ancien Régime   LA SEIGNEURIE DE SARREGUEMINES AU XVIIIe SIÈ CLE  Lorraine 3 frontières.Universalis.echevin Wikipédia


TabellionModifier

Alexandre KNOEPFFLER père (1616-1680)

Alexandre KNOEPFFLER fils (1640-1680)

La notion de tabellion, du latin juridique "tabellio", celui qui écrit sur des tablettes, est employée pour désigner des officiers publics qui ont reçus la charge de conserver "les minutes" et de délivrer "les grosses". Pendant longtemps le notaire en sera distinct. Par l'édit de mai 1597, Henri IV fusionne les deux professions, créant les appellations de notaires garde-notes et tabellions héréditaires. S'ajoute parfois la fonction de garde-scel, faisant du notaire, le détenteur du sceau de l'Etat. Le notaire devient un magistrat des contrats et leurs apporte l'authenticité.

En juillet 1682, un édit relatif à l'exercice de la profession, exige pour être reçu notaire, de professer la religion catholique, apostolique et romaine. Le postulant devait obtenir, le plus souvent du curé de sa paroisse, une attestation de bonnes vie et mœurs. Il devait avoir 25 ans, pour recevoir ses lettres de provision, sauf dans les nombreux cas, où il était fils de notaire. L'édit prévoyait également un examen, afin d'obtenir la charge.

Les notaires ont en général une condition fort inférieure aux avocats, mais dans les juridictions subalternes et seigneuriales, le tabellion occupe souvent une place enviable.  Par lui,  passent  les actes concernant la propriété, le fermage, les prêts, les traités de mariages, testaments, partages de succession,  contrats  d’apprentissage. En  général, le .tabellion  est un homme riche et considéré, détenteur à la fois de la terre, de l’argent et d’un certain savoir.


Sources:  La vie de nos ancêtre du Sud Toulois  Traces d'Ancêtres en Bourbonnais


TailleurModifier

HOUCHARD Jean Michel  (1710 - ?)  Maitre tailleur à Vienne (Dauphiné)

Jakob GEUGEL (†1744), Maitre tailleur à Zweibrücken

Tailleur
A la fin du XVIe siècle. Les tailleurs réunissaient sous leur administration presque tous les métiers du vêtement, les doubletiers, les pourpointiers et couturiers; ils commandaient sur beaucoup de points les fourreurs, les drapiers chaussetiers, les passementiers, les brodeurs; la plupart des fripiers faisaient fonctions de tailleur pour les étoffes défraîchies. Les statuts de 1655 confirmaient aux marchands d’habits et pourpointiers le droit de faire habit neuf ou de façon neuve, à l’exclusion de tous autres ouvriers. Il fut établi par ces statuts que l’inspection et la surveillance des travaux du métier seraient exercées un jour par semaine par quatre gardes jurés élus pour deux ans ; que chaque maître n’aurait à la fois qu’un apprenti, qui pourrait être reçu compagnon après trois ans d’apprentissage, et maître après trois autres années et l’exécution d’un chef-d’oeuvre. Toutefois, on convint qu’il ne serait jamais reçu que dix maîtres par an.

C’était avant tout un travail consistant en façons particulières, variant à l’infini et exigeant des rapports continuels avec des gens de toute classe. Les rivalités, les empiètements, les concurrences ouvertes ou dissimulées étaient fréquentes, les distinctions subtiles. Les vêtements courts n’excédant pas les genoux appartenaient aux pourpointiers, tous les autres plus longs aux tailleurs; les chaussetiers faisaient les vêtements pour les jambes, comme nos culottiers.


Sources: métiers sous l'ancien régime  france pittoresque


TeinturierModifier

HOUCHARD Jean Charles   (1749) à Bitche

Ouvrier chargé de colorer les tissus

TisserandModifier

Jean Nicolas BOURGER (1783-1867)

Le tissage a longtemps constitué, pour le paysan d’Ancien Régime, un revenu d’appoint non négligeable. Certains sont les propriétaires de leur outil de travail et produisent directement pour une petite clientèle locale, leurs voisins du village ou des alentours. Ils sont des milliers à travailler ainsi dans toute la France. D’autres travaillent l’hiver pour des fabricants ou des marchands de la ville qui leur fournissent le fil, parfois même le métier, et les tisserands leur rendent toiles, draps et cotonnades. cette activité prend encore de l’essor au XIXème siècle.

Le métier est pourtant rude. On connaît bien, à l’époque, "le teint pâle, l’étiolement, la faiblesse de ces malheureux tisserands à bras qui, chaque jour et pendant quatorze à dix-sept heures, travaillent chez eux, à faire des toiles de coton, de lin ou de chanvre, dans des rez-de-chaussée humides, souvent même dans des caves, où le jour et l’air arrivent à peine, et où le soleil ne pénètre jamais" (un atelier sombre permettait de favoriser la souplesse des fils. )

Source:  Les métiers d'autrefois


VoiturierModifier

Propriétaire d'une carriole, qui vit de sa location ou du transport de marchandises. Sous l'Ancien Régime, le voiturier tient souvent cabaret, afin de rentabiliser sa carriole, utilisée pour le transport des tonneaux. Déclaré voiturier et non pas cabaretier, il ne paye pas la patente de ce dernier.

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